Quelles sont les méthodes pour arrêter de fumer


Le tabac étant un produit psychotrope, sa consommation offre de nombreux avantages à l’homme, mais aussi d’innombrables inconvénients. Bien que celui-ci soit un processus difficile pour les fumeurs, le sevrage-tabac est assez important pour revenir à la raison et éviter d’hypothéquer sa santé. Afin d’aider les personnes désireuses de se défaire de leur dépendance, plusieurs solutions pouvant permettre d’arrêter de fumer ont été proposées au fil du temps.

Comment commencer le sevrage tabagique ?

Pour arrêter de fumer, il existe un certain nombre de dispositions qu’il faudrait prendre. En dehors de la préparation et des changements à anticiper, il est aussi important de posséder des informations essentielles sur le sujet.

Quelle durée pour un sevrage tabagique ?

L’arrêt de la consommation du tabac n’est pas qu’une simple question de volonté. Il existe en effet plusieurs facteurs qui entrent en jeu comme le degré d’emprise et les sensations personnelles. Cela étant, le délai du sevrage tabagique peut varier d’un type de fumeur à un autre. Ce dernier dépend essentiellement de la méthode utilisée pour arrêter la dépendance et du degré d’addiction de l’intéressé.

En moyenne, la durée du sevrage tabagique se trouve comprise entre quatre et douze mois. Celle-ci peut s’avérer plus longue en cas de doute, de mauvaise préparation ou de manque d’information. La même situation peut être observée en cas de conseils inadaptés ou de symptômes de manque non traités. Pour éteindre tous les rituels associés au tabac, il faudrait compter entre six mois et un an.

"Arrêter de fumer" est perçu par plusieurs comme une épreuve assez difficile à surmonter. Pour devenir ex-fumeur, il faudrait dans un premier temps dédramatiser la démarche de sevrage. Cela revient à se faire bien accompagner dans son traitement, idéalement informé et soutenu. En outre, il est possible à chaque personne d’arrêter la consommation de la cigarette suivant son rythme.

Quels sont les symptômes quand on arrête de fumer ?

Lorsque l’on décide d’arrêter de fumer, de nombreux symptômes liés au sevrage apparaissent. Il s’agit en premier de la fatigue qui trouve généralement sa source dans l’absence du pouvoir stimulant de la nicotine contenue dans le tabac. L’autre cause de la fatigue ressentie est la désintoxication de l’organisme pendant le sevrage. Toutefois, la fatigue n’est importante que pendant les 15-30 jours suivant la suppression du tabac.

En dehors de cette gêne physique et émotionnelle, l’autre symptôme observé quand on arrête de fumer est la toux. L’apparition de cette dernière accompagnée de crachats est provoquée par la reprise du fonctionnement normal des cils de bronches autrefois immobilisées par les substances toxiques. Tousser pendant le sevrage-tabac est une réaction naturelle de l’appareil respiratoire qui dure entre 3 et 4 semaines.

Les symptômes sont importants au début, mais diminuent progressivement pour ensuite disparaître une fois de bon à la fin de la thérapie. La principale conséquence de la baisse brutale de la nicotine dans l’organisme est le syndrome de manque issu de l’arrêt du tabac. Ce dernier se traduit par la nervosité, la colère, la tristesse, l’agressivité, l’agitation, l’insomnie, l’impossibilité de se concentrer et l’anxiété.

Quand un fumeur décide d’arrêter le tabac, il doit être prêt à maîtriser les souffrances qui en découlent. Chez certains fumeurs dont essentiellement les femmes, le fait d’arrêter de fumer peut avoir comme symptôme la dépression et la prise de poids. Les pulsions d’envie peuvent se prolonger sur plusieurs mois, notamment chez les fumeurs de longue date. C’est la raison pour laquelle il est important de suivre un traitement professionnel pour éviter la dépression après l’arrêt du tabac.

Quelle méthode de sevrage-tabac choisir ?

Pour arrêter de fumer, il est possible de diminuer progressivement la consommation ou d’y mettre fin d’un coup. Chacune de ces solutions possède évidemment des avantages, mais aussi quelques inconvénients. Le fumeur en fonction de ses aspirations et de son niveau de dépendance peut opter pour l’une ou l’autre des alternatives.

Est-il dangereux d’arrêter de fumer d’un coup ou faudrait-il le privilégier ?

Bien que l’arrêt étape par étape de la consommation du tabac soit une manière assez douce, certaines personnes privilégient le sevrage brutal. Arrêter de fumer du jour au lendemain est une solution efficace pour certains fumeurs, mais faisant replonger d’autres consommateurs quelques semaines plus tard. Aussi, pour les adeptes du sevrage brutal, l’arrêt progressif du tabac contient un risque, celui de ne jamais arrêter.

De même, une consommation même modérée du tabac a des effets nocifs pour la santé et l’idéal serait d’en finir une fois pour de bon. L’autre avantage issu de l’arrêt du tabac d’un coup est que le fumeur évite de repousser à plus tard sa décision et son traitement. Le choix de la méthode de sevrage étant personnel, le fumeur peut évaluer les risques de son déclic d’arrêt du tabac avant de s’y lancer.

Certains fumeurs ont besoin d’une coupure nette pour ne plus avoir à toucher à la cigarette. D’autres par contre trouveront le bout tunnel avec l’arrêt progressif qui les permettra d’ailleurs d’éviter la rechute. La nicotine contenue dans le tabac accroît de façon ponctuelle l’activité cérébrale et son arrêt brutal pourrait faire oxygéner le cerveau et affluer le sang.

L’arrêt progressif permettrait dans ce cas de minimiser le degré des symptômes tout en changeant de manière douce les habitudes. Il revient ainsi à chaque fumeur de se fixer un objectif et de se faire assister par un professionnel après avoir fait son choix.

Pourquoi est-on fatigué quand on arrête de fumer ?

La fatigue est l’un des premiers symptômes remarqués lorsqu’un fumeur arrête la consommation du tabac. En effet, lorsqu’une personne fume, son corps se trouve intoxiqué par la fumée du tabac et de la nicotine. La fatigue pendant le sevrage-tabac trouve sa source dans l’absence de stimulant et la reformation de l’organisme.

La fatigue naissant lors du sevrage tabagique peut être un facteur de rechute chez certains fumeurs. Cette dernière est une cible d’intervention thérapeutique qui s’accroît au moment où d’autres prédicateurs de rechute s’atténuent. Bien que son action ne dure que quelques semaines, il est recommandé aux grands fumeurs de neutraliser l’épuisement sans délai. Ceci peut se faire avec des entretiens de motivation ou un suivi thérapeutique avec un professionnel.

Comment arrêter de fumer de manière efficace ?

Dans un processus de sevrage-tabac, le fumeur sera contraint à de nombreuses difficultés qu’il doit essayer de surmonter pour atteindre son but. La première chose à faire est d’adapter la méthode d’arrêt tabagique choisie à son style de vie et à son niveau d’addiction. Ensuite, il faudra réparer les différents dommages causés par la consommation de la cigarette dans son organisme.

Est-ce que les poumons se nettoient ?

Si le sevrage-tabac est conseillé à tous les fumeurs, c’est essentiellement parce qu’il présente une multitude de bienfaits. De nombreuses recherches effectuées ont prouvées que les poumons endommagés d’anciens fumeurs se régénèrent lorsque ces derniers arrêtent la consommation du tabac. Mettre fin à la cigarette est toujours bénéfique, peu importe le nombre d’années pendant lequel l’individu aura fumé.

Le tabagisme possédant un effet mutagène, il peut donner lieu à une multiplication incontrôlée de cellules des bronches et par conséquent au cancer du poumon. Cependant, chez les ex-fumeurs, les cellules disposent d’un taux de mutation normal similaire à celles d’un non-fumeur. La conclusion directe est que l’arrêt du tabac favorise la multiplication des cellules saines qui redynamisent les poumons.

Le fait de fumer nuit sans doute aux poumons et impacte sur le souffle des personnes concernées. En arrêtant cette pratique, les fumeurs offrent la possibilité à l’organisme de se nettoyer des méfaits du tabac. Bien que ce nettoyage se fait de façon naturelle, il existe des astuces pour rendre plus efficace le processus. Il s’agit entre autres de tenir une alimentation équilibrée, de privilégier la consommation des isothiocyanates et du sélénium.

Peut-on cumuler des méthodes pour arrêter de fumer ?

Pour arrêter la consommation du tabac, deux grandes options se présentent aux fumeurs : l’arrêt d’un coup (brutal) ou l’arrêt progressif. En général, à chaque cigarette correspond une méthode plus ou moins efficace de sevrage-tabac. Pour les traitements, les médecins proposent aux fumeurs une variété de médicaments et de produits pouvant leur permettre d’arrêter progressivement le tabac.

Ces derniers sont généralement accompagnés de séances de travail avec des motivateurs ou des psychothérapeutes, selon le cas. Il est conseillé de choisir selon sa convenance et ses aspirations la meilleure méthode pour arrêter de fumer tout en restant déterminé et serein. Dans certains cas, la solution utilisée peut s’avérer infructueuse et le fumeur pourrait rechuter ou chercher une nouvelle alternative plus adaptée.

Afin d’éviter ces situations plutôt désagréables, il est parfois de bon ton de cumuler plusieurs méthodes de sevrage-tabac. Toutefois, cette stratégie ne peut être qu’idéale à condition que les méthodes cumulées se marient entre elles. Autrement dire, il est important qu’il ait une coordination entre les méthodes de sevrage-tabac lorsque celle-ci doivent être utilisée à la fois par la même personne.

Il est par exemple possible de cumuler les médicaments et les thérapies comportementales si vous envisagez un arrêt brutal du tabagisme. Dans le second cas, celui d’un arrêt progressif, le choix peut être porté sur les substituts nicotiniques et la cigarette électronique. Quelle que soit la solution utilisée, l’essentiel est qu’elle s’adapte au fumeur et se trouve efficace pour qu’à la fin le résultat escompté soit obtenu.